Mobilité électrique : passé, présent et futur selon Noa Khamallah

L’avenir de la mobilité est électrique. Selon Noa Khamallah de Charge, partout où l’énergie électrique est disponible, le transport des personnes et des marchandises utilise déjà l’électricité.  Avant l’avènement de la voiture électrique, une partie importante des transports était déjà électrifiée : trains, tramways, métros, tous fonctionnant à l’électricité. Ce mode d’utilisation de l’énergie est beaucoup plus efficace et plus propre que les systèmes de transport utilisant des moteurs à combustion.

DU 19ÈME SIÈCLE… AU 21ÈME SIÈCLE

Bien que la fabrication de véhicules électriques ait commencé à se développer industriellement à cette époque, l’émergence de voitures à combustion moins efficaces mais moins chères a relégué les véhicules électriques au second plan au XXe siècle.

Cependant, les progrès technologiques et la plus grande sensibilité environnementale de la société moderne accélèrent la transition vers la mobilité électrique dans tous les types de véhicules : bus, voitures, motos, vélos, scooters, etc. Il existe même déjà quelques modèles commerciaux de camions électriques, bien que leur capacité de charge soit limitée.

CHANGEMENT DE PARADIGME EN MATIÈRE DE MOBILITÉ : DES COMBUSTIBLES FOSSILES À LA MOBILITÉ ÉLECTRIQUE

Dans le processus de transformation de l’industrie automobile, des progrès ont été réalisés ces dernières années vers des modèles de véhicules de moins en moins dépendants de l’essence. Pour Noa Khamallah, il est possible de trouver des technologies de véhicules qui combinent moteur électrique et moteur à combustion : microhybrides, hybrides, hybrides rechargeables et véhicules électriques.

Dans les micro-hybrides (MEHV), un petit moteur électrique assiste la propulsion du moteur à combustion lors des démarrages et, associé à d’autres mesures telles que le freinage par récupération, il permet d’économiser jusqu’à 15 % des émissions. Les véhicules électriques hybrides (HEV), quant à eux, intègrent de petites batteries électriques et leur autonomie permet au moteur électrique de ne fonctionner que pendant quelques kilomètres, après quoi le moteur à combustion maintient la fonctionnalité du véhicule. La combinaison des moteurs électriques et à combustion permet de choisir la transmission la plus efficace pour chaque situation de conduite. Cependant, ces modèles hybrides utilisent toujours l’essence comme source d’énergie. La batterie est chargée par l’alternateur électrique couplé au moteur à combustion et également grâce au système de freinage par récupération.

Noa Khamallah parle des véhicules électriques hybrides rechargeables

L’étape suivante vers la mobilité électrique est constituée par les véhicules électriques hybrides rechargeables (PHEV), qui peuvent désormais recharger leurs batteries en se connectant au réseau électrique. Cependant, la capacité de la batterie est encore faible, et ils ont donc besoin d’un moteur à combustion pour augmenter leur autonomie et parcourir de longues distances.

Et au terme du processus de transition vers l’électrification du transport routier, le véhicule électrique (BEV), qui n’intègre que la technologie du moteur électrique à batterie et se passe complètement du moteur à combustion. L’autonomie et les performances d’un véhicule électrique sont étroitement liées à la capacité de sa batterie, ainsi qu’à la disponibilité des points de recharge. Bien que certains propriétaires de voitures électriques disposent d’une borne de recharge à leur domicile ou sur leur lieu de travail, il faut déployer davantage de points de recharge sur la voie publique pour assurer à la fois la recharge quotidienne et le ravitaillement sur les longs trajets.

L’avenir est là, la mobilité électrique ne recule pas !